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auteur : Irène et Martine Pauletich/Grassart
titre : Etre en souffrance femmes en souffrance
éditeur : Irene Pauletich
genre : Nouvelles
format : A5
nbpages : 107
résumé : Ce livre écrit conjointement, met en évidence deux styles différents, celui de Martine Hollemaert Grassart et celui d'Irène Pauletich.

Qu'est ce que la souffrance, est-elle typiquement féminine ?

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2010-04-02


Un récit à quatre mains, une double subjectivité. Deux voix qui s'entrecroisent, explorent la souffrance féminine sous ses facettes infinies : la voix poétique de Martine Hollemaert Grassart, écho et reflet de celle d’Irène Pauletich, la narratrice qui, d’une prose sèche, sobre où tous les mots sont pesés, construit des histoires d’une noirceur rare : « Femmes de la guerre, femmes brisées, femmes violées, mères et filles endeuillées », que de drames, de pressions, de femmes en souffrance !

Pourtant, le livre ne saurait se réduire à une alternance de récits et d’intermèdes lyriques ; son écriture n’est pas une écriture de la rupture : un lien organique unit les deux genres qui s’imbriquent harmonieusement l’un dans l’autre en une symbiose où le temps qui les sépare s'abolit de lui-même.

Loin de rompre la linéarité de la narration, la poésie, une voix qui se module en tonalités, mineures ou majeures, graves ou lyriques, à l’instar du chœur de la tragédie grecque, ponctue d’abord l’action dramatique des histoires. Comme les «songs» du théâtre épique de Brecht, elle instaure ensuite un jeu répété d’identification ou de distanciation à l’égard de toutes ces femmes en souffrance, pour les arracher enfin du drame particulier et les élever jusqu’à l’universel. Il s’agit d’une souffrance qui fut, est, sera. Une souffrance qui pourrait être aussi la nôtre comme nous le suggère avec brio Martine Hollemaert Grassart par son emploi récurrent du pronom « tu », ce pronom qui, dans ses vers, perd alors tout ancrage spatial et temporel. Il ne s’agit plus seulement d’Adèle, la femme violée par son mari, Claudie, la femme battue, Samia, la victime de harcèlement au travail, Chloé, l’épouse confrontée à l’alcoolisme du mari, Marie dupée par un amant marié ou Francine, la femme trompée, Sylvie, l’anorexique, Adèle, la mal aimée, Stephie, la transsexuelle, Ramina au teint d’ébène, victime du racisme ambiant; Clothilde et Amélie, ces deux mères que les enfants font tant souffrir ; il ne s’agit pas non plus seulement du martyre de Samia brûlée vive, de Zahara, l’enfant noire victime d’un réseau pédophile, d’Isabelle, victime de l’inceste, de Flore, violée, brisée, de Céline, la prostituée, ni seulement du drame d’Edwige qui meurt seule, oubliée de tous, ni celui d’Irma, abandonnée par les siens dans un sombre mouroir… Non, c’est la souffrance éternelle de la Femme qui est évoquée ici, la femme violée, souillée, maltraitée, abandonnée, assassinée… une souffrance qu’elle n’a pas choisie et qu’elle est pourtant obligée de subir. C’est aussi la souffrance qui aurait pu et pourrait être la nôtre si le destin nous avait placés dans la situation de ces femmes.

Des situations terribles, parfois insoutenables. Situations-limite où la voix du narrateur se brise sur l’écueil de l’indicible où la parole s’emmure, avant de finir par se libérer pour éclater dans un essor lyrique - à la deuxième personne. .
Ainsi, les deux voix se complètent : la prose d’Irène Pauletich conte une réalité souvent terrifiante qui la mène jusqu’aux frontières ultimes du langage ; la plume poétique de Martine Hollemaert Grassart prend alors le relais pour jouer le rôle que Vladimir Jankélévitch assignait à la musique, "logos" du Silence," : dire l’ineffable.…

Dire l’indicible, donner à entendre la voix de la souffrance, jusque-là muette, dans le cadre d’une fiction qui épouse le vécu de femmes de milieux tout à fait différents : voilà le défi hardi, que se sont lancées nos deux femmes écrivaines, liées dans la vie par une amitié et une grande complicité. Roman de la souffrance féminine, deux voix distinctes et pourtant unies dans le même désir de dénoncer la souffrance engendrée par la violence, et par là de lui résister et de la vaincre. Deux romancières unies aussi dans le rêve d’amour et d’absolu : celui d’abolir cette souffrance. Et c’est précisément là que réside la dimension éthique de ce livre.
Un livre qui sera suivi d’autres tomes où nos deux romancières au grand cœur continueront à explorer – pour l’exorciser - l’humaine souffrance.

Edmonde Vergnes-Permingeat (Auteur-Chroniqueuse)

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2010-04-02

Un livre bouleversant qui vous laisse un goût amer, et où l'on s'interroge sur les souffrances physiques et morales que vivent les femmes de tous temps. Pour la plupart, sans doute par peur des représailles ou du "quand dira-t-on", elles taisent leurs maux qui, au fil du temps les avilissent.
Un écrit à quatre mains qui ne laissera personne indifférent.

Sophie ainardi

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